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Les ectasies cornéennes
L’ectasie post-Lasik
La survenue d’un tableu de kératocône après chirurgie de la myopie au Lasik est un évènement très rare si on se réfère aux publications.
On compte moin de 300 cas repertoriés sur de dizaines de millions d'yeux traités. Mais les complications ne sont pas toujours revues par le chirurgien et enfin elles peuvent ne pas être diagnostiquées comme telles.
Enfin même les yeux opérés vieillissent et donc se rigidifient. Il peut y avoir une course de vitessse entre cornée à risque et cornée vieillissante L'ectasie est une déformation progressive et irréversible de la cornée (association d’une augmentation de l’élévation postérieure puis antérieure associée à un amincissement focal) sur la topographie d’élévation, par rapport à une sphère de référence centrée constante. L'ectasie est de siège variable mais le plus souvent située dans la partie inférieure.
La vraie question est de savoir si l’ectasie révèle un kératocône préexistant au Lasik et non dépisté par les examens préopératoires ou si l’ectasie peut suivre un Lasik pratiqué sur une cornée antérieurement normale.
Ce débat est fondamental car on connaît des ectasies survenant sur des cornées épaisses et inversement des cornées très fines demeurées intactes.
Il en résulte que 2 points demeurent hypothétiques :
1 - le rôle de la coupe lamellaire,
2 - et celui de l'ablation excimer.
Il faudrait avoir des groupes importants de patients opérés par une même technique, selon de procédés similaires, avec une absolue certitude d'absence de kératocônes préalables et enfin pour des tests comparables.
Ces incertitudes conduisent d'une part à ne pas encore pouvoir déterminé formellement l'importance du « mur » postérieur qui mettrait à l'abri d'une ectasie. Le chiffre retenu est encore celui proposé par Barraquer il y a 50 ans : 250 µ ; d'autre part à ne pas savoir si une ablation faible provoque ou non une fragilisation sur des cornées kératocôniques.
La prévention du risque d’ectasie repose toujours sur ce postulat qui prémuni contre un déplacement postérieur plus important que l'antérieur en dessous de cette limite de 250 µ.
D'autres facteurs entrent dans la prévention mais ils se situent tous durant l'étape diagnostique de façon à ne pas opérer un patient porteur peut être d'un kératocône. Le score à risque de Randleman (00115) est une aide au dépistage des formes à risque ectasique
Dernière modification le 01/12/2009 - 09:02
