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Cross Linking
Un traitement physique existe: la CXL (cross linking) CXL
Une innovation est le traitement du collagène cornéen par cross-linking : c’est un pontage biochimique fibrillaire par des liaisons covalentes : après abrasion épithéliale large de la cornée, on applique une solution de riboflavine.
La cornée est ensuite irradiée pendant 30 minutes à 1 cm par des UVA (370 nm). La progression de la maladie semble stoppée ou ralentie dans la très grande majorité des cas traités des premières séries (recul depuis 1999 à Dresde) (00054) et aucun effet secondaire iatrogène n'a été observé (transparence cornéenne inchangée, densité cellulaire endothéliale non modifiée).

L’irradiation dure une demi-heure mais après une demi-heure d'imprégnation à la riboflavine et est ambulatoire. Des méthodes nouvelles, "flashing CXL" ou à l'aide de benzakolium, permettront dans un avenir proche de raccourcir le traitement.
TECHNIQUE
Le cross linking est réalisé sous simple anesthésie topique (oxybuprocaine). L’épithélium est débridé sur une zone d’environ 9 millimètres et la Riboflavine est instillée à intervalles réguliers pendant 15 à 30 minutes.
Il faut épargner le limbe et les cellules souches. La cornée est ensuite irradiée par les UVA pendant 30 minutes sur une zone optique de 8 à 9 mm pour préserver les cellules limbiques. Une lentille pansement est laissée en place pendant 3 jours pour limiter les phénomènes douloureux.
Les suites sont marquées par une réépithélialisation cornéenne en 2 à 3 jours. Un haze habituellement modéré peut apparaître dans les semaines suivantes.
La récupération visuelle peut demander 3 à 4 semaines. La réfraction reste le plus souvent inchangée mais des modifications réfractives et kératométriques à type d’aplatissement cornéen, voire de réduction de l’astigmatisme, sont rapportées par la plupart des auteurs.
La vidéotopographie cornéenne demeure stable dans la période de suivi. Parfois la cornée conique est un peu plus aplatie. Somme toute cette rigidfication agit comme si elle vieillisait la cornée en lui donnant des propriétés observées bien plus tardivement.
On sait qu'il y a très peu de kératocones chez les personnes diabétiques, âgées, fumeuses et que le kératocône se stabilise très fréquemment après 35 ans.
Depuis les premiers essais le procédé peu agressif est en passe d’être adopté dans de nombreux centres.
Dernière modification le 15/12/2009 - 18:48


